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Seabass 698 - bâbord
Essais BateauxSemi-rigide

Essai Seabass 698, il va à l’essentiel

Le Seabass 698 est un bateau pensé pour le baroud, la pêche ou la plongée. Solide et bien pensé, il profite également d’une coque très marine.

Le constructeur français Alu Acier Service Marine est, comme son nom l’indique, spécialisé dans la construction de bateaux en acier et en aluminium à destination des pêcheurs professionnels ou des compagnies de transport de passagers. Depuis quelque temps, la société s’est lancée dans la production de semi-rigide à coque aluminium en utilisant le savoir-faire utilisé pour les bateaux professionnels. La gamme compte pour le moment deux modèles, le 930 et celui qui nous intéresse, le 698. 

Seabass 698 - par l'arrière

Au premier coup d’oeil, force est de constater que la construction respire le sérieux. La carène en aluminium du Seabass 698 est parfaitement mise en oeuvre et les flotteurs, réalisés en hypalon de 1670 décitex respirent aux aussi le sérieux. Côté ligne, le Seabass ne fait pas dans l’originalité, mais il affiche une allure très classique rappelant les modèles Zodiac ou Zeppelin avec un nez pointu, des flotteurs traditionnels et des cônes arrière justement « en cône ». Le nez légèrement plus haut assure une bonne protection à l’équipage tandis que la bande anti-ragage préserve le bateau des chocs. Bon point encore pour les saisines, présentes sur toute la longueur et réellement robustes.

Le Seabass 698 offre un plan de pont qui va à l’essentiel

Le plan de pont est à l’image de l’aspect extérieur, c’est à dire assez simple. En fait, l’aménagement est presque totalement  modifiable en fonction des désirs du client.  Sur notre modèle d’essai, nous disposions ainsi d’un bloc arrière comprenant une assise cachant un coffre de rangement et disposant de deux dossiers amovibles.  Le tout était surmonté d’un double roll-bar, lui aussi réalisé en aluminium. Bon point encore pour les plateformes de bain livrées en série, dont une avec échelle intégrée. Sur la proue, une partie surélevée permet de loger un coffre de rangement, malheureusement dans passe-amarre. On dispose toutefois d’un anneau soudé au pont pour frapper la ligne de mouillage tandis que sur le nez trône un robuste davier d’étrave.

Au centre, le Seabass 698 dispose d’une console haute là encore assez classique, mais offrant assez de place pour les commandes et un ou plusieurs écrans électroniques. On trouve également deux ouvertures sur la partie avant, une pour accéder à l’installation électrique et l’autre pour le rangement d’objets plus encombrants.

Le tout est complété par un petit pare-brise et une solide main courante. Le pilote profite quant à lui d’un leaning-post dans lequel on trouve aussi quelques rangements. Un aménagement simple, mais qui, encore une fois, peut être totalement différent d’un bateau à l’autre. Dernier point intéressant, le pont est recouvert d’un revêtement de type liège projeté à la fois antidérapant, très confortable et facile à nettoyer.

Une construction très robuste

Bénéficiant d’une conception pleine de bon sens, le Seabass est également un bateau de marin. Dessiné et construit dans la Manche, une région où la mer peut se montrer parfois hostile, le semi-rigide arbore donc une carène au profil aguichant. Le V d’étrave est aiguisé comme une lame et il remonte assez haut tandis qu’un solide bouchain ceinture toute l’étrave créant un premier support en dessous de celui procuré par les flotteurs eux-mêmes. Inutile de dire que la stabilité est au rendez-vous. Qui plus est, le Seabass 698 bénéficie d’une excellente répartition des masses. Tout cela se traduit sur l’eau où le bateau se montre équilibré et plutôt agile, même dans le mauvais clapot.

Seabass 698 - vague

Découpant littéralement la vague avec son étrave, il procure ensuite un vrai confort à ses passagers et permet à l’équipage de rester au sec. Même impression à l’arrêt où le bateau est là encore très stable et pas trop rouleur, un point important pour les pêcheurs. Niveau performances, le Seabass s’inscrit dans la moyenne. Avec 175 ch, la motorisation de notre test, le bateau adopte une allure de croisière d’environ 25 noeuds et file à 37 noeuds la poignée dans le coin et dans un bon mètre de creux. Dans des conditions plus favorables, il devrait facilement dépasser 40 noeuds. En outre, le rendement de carène est intéressant en témoignent les trois petites secondes qui suffisent à déjauger. Si vous en voulez un peu plus, le bateau est homologué jusqu’à 225 ch, une option qui pourrait par exemple intéresser les clubs de plongée. On peut aussi de contenter de 150 ch ce qui fera déjà un bel ensemble.

Conclusion

Réalisé par un petit chantier français, le Seabass 698 est assurément une bonne surprise autant à cause de sa conception simple et modulable que de sa fabrication robuste ou encore de son comportem

Performances

Essai réalisé à Cannes (06) avec 2 x 250 ch Yamaha, 2 personnes à bord, mer plate, vent faible, hélice 18’’

Régime moteurVitesse (en noeuds)
700 tr/mn3,1
1 000 tr/mn4,2
2 000 tr/mn7
3 000 tr/mn13,1
4 000 tr/mn23
5 000 tr/mn29
5 900 tr/mn37
Déjaugeage3 sec
0 à 20 noeuds4,2 sec

FICHE TECHNIQUE

Longueur6,98 m
Largeur2,55 m
Poids sans moteur1 300 kg
Matériau de la carèneAluminium
Matériau des flotteursHypalon Néoprène
Nbre de personnes10
Couchages0
Réservoir carburant270 Litres
Réservoir d’eauNon
Puissance Maxi225 ch
Puissance conseillée175 ch
HomologationC
ConstructeurAlu Acier Service Marine (France)
ImportateurRéseau

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