Accueil>Pratique>Navigation>Comprendre le code maritime international
code maritime 7
NavigationPratique

Comprendre le code maritime international

Si la plupart d’entre vous connaissent les drapeaux destinés aux messages de détresse (ou sont supposés les connaitre), nombre d’entre vous ignorent que ces drapeaux font partie d’un alphabet complet, le code maritime international, dont chaque visuel correspond à une lettre ou un chiffre.

Petit cours de langue » marine ».

Pour faciliter la communication entre marins du monde entier et pour pouvoir communiquer visuellement à distance, un alphabet spécifique à la marine a été créé sous forme de drapeaux, appelés pavillons ou, dans le cas d’une communication « flottants ».

Les premières ébauches de cet alphabet datent de 1790 et on les doit à Lord Richard Howe, un officier de la British Royal Navy. Plusieurs fois modifié, ce code a pris sa forme finale et son nom définitif en 1934. Bien qu’ancienne et supplantée par les moyens électroniques modernes, cet alphabet est toujours utilisé, ne serait-ce que dans sa version restreinte, celle des signaux de détresse. Il est également internationalement reconnu et utilisé par les différentes armées dans le monde, les secours en mer et autres institutions. Il est également de mise lors des grandes célébrations maritimes et, pour certains signaux, comme celui signalant des plongeurs, encore très courant.

Un alphabet, plusieurs fonctions

Cet alphabet à une caractéristique intéressante puisqu’il peut être utilisé de plusieurs manières. 

Des signaux pour signaler une situation

Le plus connu des usages de cet alphabet, c’est pour signaler une situation, un danger ou une instruction. Chaque pavillon possède ainsi sa propre signification. On l’utilise par exemple pour signaler des plongeurs en action, un homme à la mer ou encore une instruction à suivre (voir schéma général).

code maritime 6

Des combinaisons de drapeaux pour indiquer une situation ou une instruction

En combinant plusieurs pavillons, généralement deux, on indique une situation ou une instruction. Le signal de détresse comporte ainsi les drapeaux N et C (avec le N au-dessus). Les drapeaux J et G indiquent pour leur par que vous êtes échoué et ainsi de suite.

code maritime 4

Les chiffres

Contrairement à l’alphabet que nous utilisons tous les jours, le code international comporte aussi des chiffres, eux aussi représentés par un pavillon. Ces pavillons sont de forme triangulaire avec une pointe tronquée.  Le triangle jaune-rouge-jaune signifie par exemple 0 tandis que le blanc avec un rond rouge à l’intérieur signifie 1, ect…

code maritime 2

La VHF

L’autre utilisation de cet alphabet ce fait de manière orale. En effet, chaque lettre est associée à un mot, un système crée pour plus de certitude quand la communication audio est de mauvaise qualité. Par exemple, si vous entrez dans un port ou que vous êtes en détresse, vous devez épeler le nom de votre bateau en utilisant le code international. Concrètement si votre bateau se nomme « Tulipe », vous devrez épelez « Tango », « Uniform », « Lima », « India », « Papa », « Echo ». Un code indispensable si vous naviguez beaucoup et que vous utilisez la VHF.

VHF

Faire des phrases

La dernière fonction de ce code, c’est de vous permettre « d’écrire » des noms, voire de faire des phrases. Certains bateaux, pour les jours de fête, arborent dans les haubans ou sur un câble pour les bateaux à moteur, le nom de leur navire. Mais dans l’absolu, on peut imaginer des messages complets comme c’était le cas il y a encore quelques dizaines d’années avec un matelot  dédié à cette tache et ayant devant lui une étagère complète de pavillons pour pouvoir communiquer avec les autres navires.

Si l’on reprend notre exemple, le mot « tulipe » s’écrirait de cette manière

code maritime 3

Le bon conseil

Encore largement utilisé dans certaines circonstances, il est utile de connaître cet alphabet. Souvenez-vous aussi que vous en aurez besoin si vous devez épeler le nom de votre bateau à la VHF (pensez-y avant de choir un nom trop long…). C’est également une bonne idée d’avoir toujours une planche de ces signaux à bord, sous forme d’un sticker par exemple et on peut aussi trouver l’intégralité du code des signaux dans le document S.H.32, ouvrage numéro 32 du S.H.O.M.

code maritime international

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *